« Quels sont les incidences et les impacts managériaux de l’approche haute performance Paris 2024 sur les fédérations sportives ? »

Mardi 27 mars 2018 9h/12h30
Fédération Française de Golf
68, rue Anatole France
92300 Levallois(M° Anatole France/L3)

Claude Onesta a remis à Mme Laura Flessel en janvier dernier son rapport sur les conditions du développement de la haute performance sportive pour atteindre des résultats à la hauteur des engagements et de l’héritage associés à l’accueil des jeux olympiques à Paris en 2024.
Des travaux et réflexions complémentaires sont depuis engagés pour accompagner et préciser les conditions de déploiement du projet «Performance Paris 2024».

Au-delà du diagnostic stratégique, sociologique, organisationnel et managérial porté par l’ancien sélectionneur de l’équipe de France de handball sur le fonctionnement actuel du haut niveau et de ses acteurs, une nouvelle approche globale intégrant la haute performance comme une priorité majeure par toutes les parties prenantes de l’écosystème est recommandée.

Parmi les nombreux points d’attention éclairés, celui visant à promouvoir au sein des fédérations la mise en place d’un directeur de la Performance nécessairement installé aux côtés du DTN (Directeur Technique National) retient l’attention. Issu de l’encadrement des équipes nationales et véritable pilote du projet de « haute performance », il a en effet vocation à devenir l’interlocuteur de référence pour organiser au mieux le déploiement du projet haute performance Paris 2024 dans sa fédération auprès de tous. Sans remettre en question ni la vision stratégique incarnée par ce nouvel interlocuteur, ni le leadership qu’il aura à affirmer au sein d’un environnement fédéral en questionnement sur son modèle, l’installation de ce nouveau responsable soulève quelques questions utiles à traiter au regard de son déploiement ultérieur.

Ainsi si la logique d’expertise, de pilotage et de coordination semblent prévaloir pour dimensionner son action, comment et par qui sera-t-il nommé, et quels en seront pratiquement les périmètres d’intervention aux côtés du DTN et parfois d’un éventuel directeur général ? Quels impacts sur la gouvernance de la politique sportive fédérale et l’action du DTN au moment où le modèle juridique et le développement traditionnel des fédérations sont questionnés?

La double démarche de focalisation et de mobilisation engagée autour de la haute performance et de son écosystème revisite par ailleurs la nature et l’équilibre de la cogestion historique élus/techniciens déjà bousculée.

Comment parvenir dès lors à orienter de façon cohérente, cohésive et efficace les nouveaux comportements, compétences et interactions entre tous en dépassant les éventuels effets clivant traditionnels ? Comment l’affirmation de cette priorité peut-elle participer à l’émergence d’une vision stratégique et managériale porteuse de sens et créatrice de valeur après 2024 ?

Les nouvelles logiques collaboratives, revalorisant dans les entreprises l’expression des talents et des experts aux côtés de managers appelées à se réinventer via de nouvelles postures ressource, peuvent-elles inspirer le format de la relation à bâtir demain entre DTN et directeur de la Performance au sein d’une organisation fédérale plus aplanie, plus ouverte et plus responsable?

Certaines fonctions spécifiques dans l’entreprise semblent se rapprocher des modalités d’intervention de ce nouvel acteur. Faut-il s’en inspirer et comment ?

L’ambition justifiée de réussite des jeux de Paris 2024 ne doit elle pas être précédée d’une clarification plus précise de la mission à venir du DTN, de ses objectifs opérationnels et de ses  compétences cibles à développer pour accompagner au mieux l’expression et l’efficacité attendues du futur directeur de la performance ?

La disparité des situations et des moyens mobilisables d’une fédération à l’autre ne peut-elle pas impacter la qualité et la fluidité de la collaboration /Président/(DG?)/DTN/Directeur de la performance ?

Comment pourrait idéalement s’organiser la coordination et le pilotage d’un changement pouvant être perçu comme autant ambitieux que perturbant auprès des équipes, à 2 ans des jeux de Tokyo, au moment où se déploie en parallèle le dispositif Action Publique 2022, et la montée en puissance du digital et d’une gouvernance plus proche des territoires dans les organisations sportives ?

Telles sont quelques unes  parmi d’autres des questions qui seront abordées à l’occasion de cette  Rencontre exceptionnelle du Club Sport & Management.

Cette 44ème Rencontre du Club Sport & Management se veut être en effet une contribution pratique aux multiples travaux déjà engagés et à venir par les différentes parties prenantes. Mobilisant au travers de retours opérationnels dirigeants d’entreprises, intervenants d’HEC Paris et consultants en stratégie, DTN, représentants des territoires, dirigeants et élus fédéraux, elle permettra d’éclairer  facteurs clés de succès et écueils managériaux à surmonter pour accompagner au mieux la démarche haute performance initiée auprès de tous les acteurs.

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