Ils sont partenaires ou membres du jury des 6ème Trophées Sport & Management.

Découvrez les parcours de ces experts

Qui sont-ils ?

Laurent Jaoui, l’animateur de la cérémonie des Trophées Sport & Management, vous fait découvrir un membre du jury de cette 6ème édition.

Changer de vie ne lui fait pas peur. S’inventer un avenir, non plus. Frédérique Jossinet ne s’est pas contentée de côtoyer les sommets du judo : Vice-Championne Olympique aux jeux d’Athènes, quadruple médaillée mondiale. Elle aurait pu se diriger vers une paisible reconversion d’entraîneur de judo mais il lui fallait changer radicalement d’univers. Passage à l’ESSEC, puis direction le foot, côté pratiquant. A la VGA Saint-Maur, en 2e division. Excusez du peu. Et comme si cela ne suffisait pas, elle prend également la vice-présidence de la section féminine de ce club banlieusard. Tout en étant conseillère au Ministère des Sports ! Une boulimie, une soif d’expériences qui la conduisent naturellement à abandonner ses fonctions d’élue à la Mairie de Paris (une autre activité chronophage) pour rentrer à la Fédération Française de Football. Noel le Graët lui confie la direction de la féminisation du football. Une tâche tout sauf honorifique : objectif, 250 000 licenciées à l’horizon 2020. A quelques mois de la Coupe du Monde en France, les deux tiers du chemin sont parcourus. Une fonceuse, donc. Qui estime que les trophées lui permettent de se poser : « Je marche à l’humain. Il fallait que je sente que les trophées fonctionnaient de manière collégiale. L’aspect très RSE de ce programme m’importait beaucoup. Tout comme l’intérêt accordé à la reconversion des sportifs de haut niveau. J’aurais adoré pouvoir bénéficier d’un tel prix, à la fin de ma carrière. »

A la tête d’un département influent à la fédération de football, celle qui a découvert sur le tard le sport collectif après l’avoir brillamment pratiqué en individuel manage une équipe d’une dizaine de personnes. Et son expérience du sport de haut niveau l’aide : « Un sportif est souvent égocentrique. J’ai dû faire évoluer mon mode de fonctionnement en apportant mes compétences au service du collectif. Le monde de l’entreprise m’a fait un bien fou. Il m’a permis de mieux cadrer mon timing, ma personne. Cela m’a apporté de la stabilité. » Elle reconnait cumuler les handicaps (« je ne viens pas du foot et je suis une femme ») mais ne cesse de se battre. « Un sportif a l’habitude de voir le verre à moitié plein », aime-t-elle répéter. Cette philosophie de vie ne lui a pas trop mal réussi pour l’instant.